Récits de vie

Naissance : , Rouffach, France
Decès : , Colmar, France
Cimetière Central, Mulhouse , France (Souvenir Colombarium à Rouffach)voir la carte »

Pour mon papi

Voici quelques lignes qui aideront à maintenir vivant, le souvenir de mon très cher papa, Alfred Eugène Béringer.

Papa est né le 26.09.1932 à Rouffach ; il est le fils de Marthe Stoffel et d’Armand Beringer.
Il grandit avec ses deux sœurs Hériberthe et Lucie et son petit frère Jean-Paul.
L’enfance n’a pas été facile, marquée par la guerre et l’après-guerre et aussi la disparition de son père Armand Beringer puis de son beau-père Eugène Meyer.
Mais déjà il manifeste cette belle énergie qui ne l’a jamais quitté. D’ailleurs en période de rationnement, sa mère l’enverra souvent à vélo chercher des provisions pour la famille dans les fermes avoisinantes.

Plus tard, il piquera souvent la voiture de sa maman pour faire une « Spretztur » (randonnée) avec ses copains. Il aime le ski, les randonnées dans les Vosges ou aller au cinéma à Rouffach.
Après les écoles primaires et du collège de Matzenheim, il suit une formation de commerçant à Cernay pour travailler ensuite à l’épicerie de sa maman Marthe, magasin qui se trouve dans la maison familiale où il continuera d’habiter après son mariage.

Il rencontre Germaine Christine BERNARD qui travaille à la boulangerie d’en face et très vite ils décident de se marier.
Alfred a 19 ans ; il est encore mineur, il lui faudra l’accord parental pour épouser Germaine en novembre 1951.
Deux enfants vont naître, Michèle en 1955 et Jean-Luc en 1959.

En 1960, Alfred part se battre en Algérie pour quelques mois. C’est à son retour qu’il débute sa carrière au fond des Mines de Potasse d’Alsace. C’est l’une des périodes les plus passionnantes de sa vie, celle de maître artificier.

C’est aussi à cette époque qu’il lance avec Germaine, les travaux de sa maison de la rue du Stade. Avec son énergie de jeune homme il donne tout dans ce projet.
C’est le départ d’une merveilleuse aventure nommé Caveau et Mattla (pré).

Sa convivialité, sa gaîté et son humour fédère la famille et un grand cercle d’amis, le début d’une vraie aventure Freddy.

Dans les années 50 et 60 il découvre le multimédia de l’époque, le magnétophone, les caméras les appareils photos.
Il n’a pas son pareil pour sonoriser et filmer les fêtes de famille, qu’il adore organiser ; les communions, les mariages, les pique-niques de famille, tout a été enregistré pour l’éternité et grâce à lui reste inoubliable
Il est un Wedding planer avant l’heure.

Dans les années 80 il découvre les diapositives ; il nous en laissera plus de 12.000 …

Alfred aime la musique classique, l’opérette et le théâtre alsacien. Il n’aurait jamais raté la diffusion du concert du Nouvel An à Vienne, ou les concerts de l'Harmonie des Mines de Potasse d'Alsace.

Il adore les sorties amicales et les randonnées familiales avec les cueillettes de myrtilles, l’abattage du bois pour son four en forêt.
Pas un Noël sans son pain et son Berawecka (pain aux fruits secs et confit) pour toute la famille et ses amis.

Grâce à son Holzofa (four à bois) il nous régale de ses pizzas, ses Flammküacha, ses Kougelhopfs et son pain. Avec bonheur, il s’active, la pelle à pizza à la main, le torchon sur l’épaule. Concocter des petits plats pour tout le monde, voilà ce qu’il aimait.

En 1999, la mort brutale et subite de Germaine l’ébranle profondément et le déstabilise pour plusieurs années. C’est l’époque des prises de conscience, du bilan d’une vie.

Son nouvel ordinateur et la découverte de l’internet meublent sa solitude. C’est par ce biais qu’il découvre la photographie digitale et les connexions à distance.

Malgré l’éloignement qui le sépare de certains de ses petits-enfants, il est un grand-père attentif et disponible. Le partage de ses passions permet l’échange. Ils deviennent ses piliers affectifs. Il leur apporte écoute et conseils.

En 2004 il rencontre, Solidea et le soleil revient dans sa vie.
Les voyages et les rencontres conviviales reprennent. Mails la maladie est là, qui le guette.
Alfred nous a quittés samedi le 10 mai 2014.
Il nous manque.
Ni le temps, ni les pleurs ne comblent le vide que tu as laissé dans nos cœurs.

Photos

Alfred Beringer - Alfred à 4 ansAlfred Beringer - Dans sa courAlfred Beringer - à l'épicerie avec sa maman Alfred Beringer - avec GermaineAlfred Beringer - le mariage 13 novembre 1951Alfred Beringer - avec MichèleAlfred Beringer - tous les 4Alfred Beringer - la fête de familleAlfred Beringer - les fondationsAlfred Beringer - la maison est construiteAlfred Beringer - on soufle un peuAlfred Beringer - Derrière le bar du caveauAlfred Beringer - Alfred Beringer - la familleAlfred Beringer - les amisAlfred Beringer - les amis Alfred Beringer - au travailAlfred Beringer - les vadrouillesAlfred Beringer - les vacancesAlfred Beringer - le pique-niqueAlfred Beringer - les visitesAlfred Beringer - l'ordinateurAlfred Beringer - les pizzasAlfred Beringer - les petits-enfantsAlfred Beringer - les petits-enfantsAlfred Beringer - les petits-enfantsAlfred Beringer - sortieAlfred Beringer - sortie

Témoignages

Reposez en paix, FREDDY et Germaine!
Ermes Castellano, le
chaque jour ta présence nous manque de plus en plus, amuses toi bien là haut, continue à faire rire les gens. Ton souvenir restera à jamais gravé en nos cœur. Bisous de nous deux.
Monique et solidéa monique, le
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